Le désenfumage naturel issu du tirage thermique, est réalisé par des amenées d’air extérieur et des évacuations de fumées en toiture appelées exutoires de désenfumage ou DENFC, qui communiquent directement avec l’extérieur.
Les volumes à désenfumer doivent rester raisonnables, la première des contraintes est donc de créer des zones ou compartiments susceptibles de contenir les fumées avant l’évacuation pour éviter leur propagation.

Ce compartimentage est réalisé par des écrans verticaux (ou écrans de cantonnement) situés en partie haute des locaux directement sous la toiture ou sous plafond. Il délimite des cantons dont la surface ne doit pas excéder 1600 m2 et dont la plus grande dimension ne doit pas excéder 60 m.

La surface utile d’ouverture des exutoires de désenfumage est fonction de la surface du feu qui dépend du type d’exploitation, de la hauteur du local, et de l’épaisseur de la couche de fumées (Ef) déterminée par la hauteur des écrans verticaux. L’efficacité du désenfumage naturel est également conditionnée par la surface et le placement des amenées d’air frais en partie basse du bâtiment.

Maintenir praticables les cheminements utilisés pour l’évacuation des personnes et favoriser l’intervention des secours en :

  • Diminuant la teneur des gaz toxiques,
  • Maintenant un taux d’oxygène suffisant,
  • Conservant un maximum de visibilité.

Empêcher la propagation du feu, en évacuant vers l’extérieur chaleur, gaz et imbrûlés. Les fumées et gaz de combustion produits par le feu perturbent souvent, et interdisent parfois l’évacuation des occupants et l’intervention efficace des services de secours dans les bâtiments en cas d’incendie.

Elles présentent plusieurs dangers qui agissent directement sur la sécurité des personnes et des biens :

  • La température :brûlures internes par inhalation des gaz chauds ; les fumées sont un facteur important de la propagation de l’incendie en raison de leur température qui facilite la pyrolyse et l’inflammation des matériaux combustibles et de leur composition qui comprend de nombreux imbrûlés gazeux,
  • L’opacité :gêne pour l’évacuation ; le manque de visibilité peut, d’une part contrarier et même empêcher l’évacuation, en faisant perdre aux occupants leur point de repères et d’autre part, retarder l’intervention des services de secours,
  • L’asphyxie :par manque d’oxygène, l’oxygène étant consommée par le feu,
  • La toxicité :parmi les gaz émis par les matières en combustion lors d’un incendie, les plus dangereux sont : le monoxyde de carbone (CO), les hydrocarbures, les oxydes d’azote (NOx), l’acide cyanhydrique (HCN), l’ammoniac (NH3), etc. En outre quelques minutes peuvent suffire pour réduire la concentration en oxygène, entraînant les victimes vers la syncope, voire la mort,
  • La corrosivité :certains imbrûlés gazeux acides (HCI, H2SO4 par exemple) représentent un danger aussi bien pour l’organisme que pour les éléments du bâtiment ou les biens situés dans le local (structures métalliques, composants électroniques…).

Le Règlement de Sécurité pour les ERP, le Code du Travail, l’Arrêté du 5 Août 2002 pour les entrepôts couverts rubrique 1510 (installations classées pour l’environnement), … font état de l’obligation de l’exploitant de faire entretenir les installations de désenfumage en conformité avec la réglementation existante. Toutes les opérations d’entretien et de vérifications effectuées doivent être reportées dans le Registre de Sécurité.

A noter par exemple l’article MS 68 (Arrêté 25 juin 1980): (…) les systèmes de sécurité incendie doivent être maintenus en bon état de fonctionnement et doivent faire l’objet d’un contrat d’entretien…
La Norme Française de Sécurité - NF S 61-933 fixe les règles d’exploitation et de maintenance.
Des opérations de vérification du Système de Sécurité Incendie doivent être réalisées périodiquement tous les ans .

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